TOUTE UNE VIEPoeme sur la vie publié(e) par MaximumPoeme > Poeme sur la vie > TOUTE UNE VIE |
| 23 Avr 2008 à 22:56 | TOUTE UNE VIE |
![]() Maximum Message privé Poète actif Poèmes publiés: 63 Commentaires: 138 Votes reçus: 42 Votes distribués: 25 Inscription: 2008-03-24 Bloquer |
Assis sur la pelouse, je regarde le salon éclairé, J’imagine la table joliment dressée, Les chandeliers non encore allumés, Il ne reste qu’à attendre les invités. Ils vont arrivés, seuls ou accompagnés, Appuyer du doigt sur la touche d’entrée, Un paquet sous le bras, bien enveloppé, Le sourire aux lèvres, envisageant une bonne soirée. Des phares de voitures ont éclairés, Ce parking sur lequel je me suis « planqué », Ils arrivent tels que je les voyais, Leurs véhicules correctement garés. Je les regarde, je ne suis pas invité, Je suis évincé, abandonné, remplacé, Ma place n’est plus dans votre société , Le bonheur j’y ai renoncé Sur ma poitrine, je sers un cadeau, La pluie a fait du papier un lambeau, Une petite chose, mais si sincère, Mais, je sais, il ne sera jamais offert. J’avais mis à l’intérieur un poème dédicacé, Sur un papier blanc ramassé, Je m’étais appliqué, Avec un crayon de bois trouvé. J’avais mis un manteau, Je mettais coiffé, fais beau, J’étais lavé, et même parfumé, Sachant très bien, que je ne pourrais rentrer. Pendant que vous festoyez, Rigoliez et même peut-être chantez, Je reste là, attendant que vous sortiez, Pour vous voir partir enchantés. Demain, je vous croiserais, Dans la rue, la main tendue, non par pitié, Je vous demanderais une pièce pour exister, Vous savez, un geste, un mot, me suffiraient. Vous ne me verrez pas, trop occupés, A faire vos achats dans des hypermarchés, Vous m’ignorerez, Vous avez d’autres choses à penser. Je n’ai pas froid en ce mois d’Avril, Dieu et avec moi, Je tremble mais ne suis pas fragile, C’est pas grave, j’ai la foi. Mon univers, c’est la rue, Un trottoir, une avenue, Un lieu passant, Où les gens marchent souriant. Mon lit, un simple matelas, Un lit sur lequel le soir venu je m’allonge, Une couverture, un drap, Un endroit simple, ouvert à tout le monde. La berge me sert de logis, Le fleuve d’un décors, J’ai choisi, Vivre au dehors. De mon passé, je n’ai rien oublié, Des numéros de téléphones, des adresses sont gravés, Mais ils ont dû changer, Depuis le temps, durant ces années. De toute façon, pourquoi appeler ? Je fais parti des trépassés, Des gens que l’on a enterré, Aucune nouvelle de ma part, donnée. Mes journées, je ne fais que les passer, Dans la rue, à espérer, Au futur que jamais je n’aurais, A ce bonheur que l’on dit si parfait. Je ne veux pas être à charge de la société, Alors, le midi le ménage je fais, Sans salaire, mais contre un déjeuner ou un dîner, Dans le centre, dans un café. La moindre pièce qui m’est donnée, Je la mets de côté, J’économise, je la mets dans un panier, Que je suis seul à connaître l’endroit caché. Le moindre euros que j’ai pu récolter, C’est simplement pour un petit déjeuner, Et encore, j’en garde la moitié, Pour l’achat que j’ai convoité. Je pense, je rêve tout éveillé, Pourquoi ces lames sur mes joues ont coulé, Tant de chagrin aujourd’hui dévoilé, C’est peut-être de vous voir sortir. Monter dans votre voiture et partir, Voir la lumière du salon s’éteindre, Me demander où est mon avenir, Sinon, que m’éteindre. Mon petit cadeau, ce n’est pas grave, Il est froissé, trop serré contre moi, Je reste fier, brave, Ce sera pour une autre fois. |
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Poeme publié 23 Avr 2008 à 22:56 + 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème |
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